
À 26 ans, Lucas Benezet avance vite. Il y a sept mois, il lance Benezet Caviar à Nîmes, avec une idée simple : se positionner d’emblée sur le haut de gamme, et se frayer un chemin vers la gastronomie et l’hôtellerie de luxe. Prochaine marche visée : « une porte d’entrée dans les restaurants étoilés » et les palaces, dès 2026. Pour l’instant, les chefs nîmois contactés ne répondent pas. « Mais je ne désespère pas », glisse-t-il.
Son accélérateur, c’est son carnet d’adresses. Avant le caviar, Lucas Benezet opérait comme apporteur d’affaires via LB7 Inprod, une activité d’intermédiation « de l’immobilier à la Formule 1 ». De quoi repérer, dit-il, une clientèle premium bien réelle. Il teste d’abord le produit sur des événements, puis structure Benezet Caviar en s’approvisionnant auprès d’un producteur d’esturgeons en Gironde. Les boîtes ? Identité visuelle maison : sa compagne signe les étiquettes, qui seront renouvelées en 2026, une fois le premier stock écoulé.
Le jeune entrepreneur se retrouve déjà là où se joue le “luxe” : loges VIP de clubs de football comme le Red Bull Salzbourg, en Autriche, le Monaco Yacht Show, événement Bentley à Zug (Suisse)… Au passage, son nom circule aussi via son entourage sportif (il est le frère de Nicolas Benezet, ex-joueur pro de Nîmes Olympique ou de Toronto, en Major League Soccer, ligue américaine).
Côté distribution, Benezet Caviar a planté ses premiers drapeaux autour de Nîmes : L’Ouvre-bouteille (Marguerittes), la poissonnerie Duprat aux Halles, et le Cellier de Nemausus. La marque est aussi présente ailleurs en France, de la Bretagne (Vannes, Lorient) à la Corse. L’offre se décline en trois qualités, en formats de 30 à 500 grammes, avec des prix de 72 à 180 euros pour 30 grammes.
Peut-il déjà en vivre ? « Pas pour l’instant », reconnaît-il.