L’Hérault s’affirme comme une destination de tourisme durable
Inviter les touristes à découvrir les merveilles de l’intérieur des terres héraultaises, répondre à une clientèle de plus en plus demandeuse de sens et de récits, accélérer sur les atouts du tourisme durable dans le territoire : c’est l’esprit de la nouvelle marque « L’Hérault – Sud prenant », dévoilée le 18 mai à Montpellier par Jean-Louis Gély, vice-président du Département de l’Hérault délégué au tourisme et à l’économie, aux côtés de Jean-François Pouget, directeur général de Hérault Tourisme, et d’Alexis Barrois, directeur de Grand Orb Tourisme.

« Laissez-vous ‘Sud’Prendre’ » : cap vers un tourisme 4 saisons. La nouvelle marque du Département de l’Hérault (président : Kléber Mesquida), qui promeut une destination « Sud’prenante », marque les esprits, à l’aube de l’été. Le site web, refondu, a été « désinstitutionnalisé avec des expériences immersives, les incontournables, un classement de sites à visiter… », souligne Jean-François Pouget, directeur général de Hérault Tourisme. Le cap est mis sur un tourisme 4 saisons, qui ne se limite pas à la seule saison estivale. Et vers des récits et du sens. « Cette marque, qui porte un narratif de surprises, manquait à l’Hérault, complète Jean-Louis Gély. ‘Sud’Prenant’ met en musique des atouts déjà présents, mais dont le récit n’était pas assez structuré. La marque s’adresse aux touristes extérieurs au territoire, aux étrangers, mais aussi aux Héraultais eux-mêmes ! Beaucoup n’ont pas conscience du rapport qu’ils peuvent entretenir avec leur destination. Ici (à Montpellier, lieu de la conférence de presse, ndlr), nous ne sommes qu’à une heure du Canal du Midi ou de Lunas-les-Châteaux. »
Le site internet multiplie les onglets bien pensés, avec des titres percutants et parlants. Comme autant d’invitations à la découverte, au voyage simple et authentique, dans l’esprit d’un tourisme résolument durable. Couleurs, bonheurs, saveurs, sensations, ferveurs : cinq univers d’expériences sont à explorer, à découvrir en cliquant ici. Il s’agit de révéler un potentiel infini : « paysages exceptionnels, villages de caractère, gastronomie puissante et authentique, activités de pleine nature, cultures et traditions vivantes », décline Jean-Louis Gély.

En navigant sur le site, on découvre les perles – parfois cachés, ou peu connus – du département, et des bonnes astuces : L’Hérault insolite, l’Hérault en famille, Activités douces, éco-activités. Le site regorge d’idées de sorties, à faire toute l’année : ‘Rescape Game’ dans le Parc naturel régional du Haut-Languedoc, au centre Cebenna d’Olargues, pour cultiver en famille sa fibre écologique, Slow nautisme, solutions de mobilité décarbonées (onglet « Sans voiture Simone ! »), œnorandos, pique-nique ludique dans les terroirs, etc. Les randonnées, détaillées via Calameo, suscitent un engouement croissant, ayant généré l’an dernier « 260.000 pages vues », souligne Stéphanie Durand-Keller Montrond, chargée de promotion et communication chez Hérault Tourisme.
« Faire vivre la marque ». Charge aussi aux Offices de tourisme d’aller vers les professionnels de leurs territoires, pour que cette marque vive et fédère la communauté d’acteurs. « Nous avons hâte de faire vivre cette marque. Elle offre de belles perspectives », projette Alexis Barrois.
D’autant plus que cette approche non massive du tourisme monte en puissance : « Les vallées, gorges, montagnes…, de l’intérieur de l’Hérault, représentent 13 % de la fréquentation en termes de nuitées. Nous cherchons vraiment à équilibrer les flux touristiques entre le littoral, les zones urbaines et l’intérieur des terres », observe Jean-Louis Gély. Car le littoral, certes très attractif, est en première ligne face aux effets du réchauffement climatique – recul du trait de côte, recomposition nécessaire de certains campings, voire déplacement d’activités à terme.
Face à de tels enjeux, les collectivités ne se contentent pas d’une dynamique de marque. Elles investissent massivement « dans des pôles d’échange multimodaux, une offre de transport, des voies cyclables, pédestres, équestres… »
L’Hérault, un poids lourd touristique
• Chiffre d’affaires de 1,7 milliard d’euros
• 35.700 emplois directs
• Premier département touristique de l’Occitanie, 3e département le plus visité de France
• 90 km de côtes
• 4 Grands Sites de France, un en devenir (Les Écluses de Fonséranes) et un Géoparc mondial Unesco (Terres d’Hérault).
• Première destination française en hôtellerie de plein air
• Près d’un million de lits touristiques
• 54,7 millions de nuitées touristiques en 2025
J’en apprends plus ici

Les grands axes du schéma départemental pour un tourisme durable et responsable. Ce schéma, adopté pour la période 2022-2028, développe des actions concrètes : adaptation du littoral, développement des mobilités douces et meilleure répartition des flux sur le territoire. Les grands axes : préservation des espaces naturels sensibles, protection des 90 km de littoral, promotion des mobilités douces à travers le Plan départemental des itinéraires de promenade et de randonnée et le Plan départemental des espaces, sites et itinéraires (160 circuits cyclables, 4.000 km d’itinéraires cyclables, 28 boucles cyclo-touristiques, 10 sites VTT labellisés…), circuits valorisant les productions et saveurs locales et l’ancrage de proximité. Soucieux de porter un tourisme inclusif, le Département de l’Hérault compte 100 sites labellisés « Tourisme et Handicap ».
Marque qui ne se limite pas au tourisme. La nouvelle marque de destination est conçue pour être mise en avant de façon transversale, et non pas seulement axée sur le tourisme : « Environnement, agriculture, culture, sport, domaine social… », égrène Jean-Louis Gély.
Fierté à cultiver, enjeu d’hébergement. « La destination Hérault fonctionnera d’autant mieux que si les Héraultais eux-mêmes sont fiers de leur territoire. Cette notion de fierté, d’appartenance, est un moteur très fort dans une destination », insiste Jean-Louis Gély, prenant l’exemple des Basques et des Corses. Pour développer davantage le tourisme durable dans l’intérieur des terres, l’enjeu de l’hébergement et du réceptif doit être mieux intégré dans les projets d’urbanisme des communes. « C’est en cours, les élus prennent conscience de cet enjeu », rassure-t-il.