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3 avril 2026

Contournement Ouest de Montpellier : lancement des travaux préparatoires

Projet d’utilité publique commandé par l’État, le COM (Contournement Ouest de Montpellier) entre dans une phase active. VINCI Autoroutes rappelle qu’il s’agit d’un projet au service des mobilités du quotidien pour l’ouest montpelliérain.

VINCI diag archéologique
Salvador Nuñez, directeur opérationnel pour Vinci Autoroutes, diagnostics archéologiques en cours (©Flipart) et embouteillages (©Alain Tendéro)

Un chantier désormais visible. Menés par VINCI Autoroutes, les travaux préparatoires du Contournement Ouest de Montpellier (COM) ont débuté, faisant suite à l’autorisation environnementale délivrée par le préfet François-Xavier Lauch, le 30 octobre. Les premières opérations ont en effet débuté en novembre, pour se poursuivre toute l’année 2026. Au programme : déboisement, débroussaillage, évacuation des déchets abandonnés (une quarantaine de carcasses de voitures, et plusieurs tonnes de déchets) et mise en place de clôtures afin de délimiter le périmètre du futur chantier.
« Ces opérations ont été réalisées uniquement sur les emprises définies par l’arrêté préfectoral, afin de permettre aux archéologues de l’INRAP d’intervenir pour procéder au diagnostic d’archéologie préventive, sur 40 hectares. Toutes les réglementations sont respectées, ainsi que les périodes écologiques favorables, afin de limiter les impacts », précise Salvador Nunez, directeur d’opérations de Vinci Autoroutes, en charge du pilotage du projet. Si aucune espèce protégée n’a été identifiée, des opérations de transplantation d’aristoloches ont été menées en fin d’année, ou sont à venir, par exemple pour le mélilot élégant au printemps.

Les archéologues ont commencé leur travail autour du 20 janvier, pour une durée estimée entre deux et trois mois, après un démarrage perturbé par des épisodes pluvieux. À l’issue de ces diagnostics, les archéologues détermineront les emprises qui pourront être libérées, et celles qui resteront sous contrainte en raison de la présence éventuelle de vestiges. La Direction régionale des affaires culturelles (Drac) dispose ensuite d’un délai pouvant aller jusqu’à trois mois pour décider de la prescription de fouilles complémentaires, ou non. « Au plus tard à la mi-septembre, il sera donc possible de savoir précisément quelles emprises pourraient faire l’objet de fouilles archéologiques », complète Salvador Nunez.

Finalisation des déviations de réseaux

Parallèlement, les équipes de Vinci Autoroutes avancent sur la finalisation des déviations de réseaux – électricité, gaz, télécommunications, eaux potables et usées, assainissement -. « On en est environ à la moitié », observe l’expert. Au total, 32 km de réseaux sont à dévier.

Ce travail d’orfèvre, entamé en 2022, a consisté à recenser l’ensemble des réseaux présents dans les zones concernées par le futur chantier. Une fois les réseaux identifiés, il faut se rapprocher des concessionnaires concernés (au nombre de 19) pour vérifier avec eux l’emplacement exact des conduites et équipements. Ce n’est qu’après ces vérifications que les concessionnaires peuvent réaliser les études permettant de déplacer ou de modifier leurs installations afin de les sortir de l’emprise du chantier.

Des conventions ont été signées avec les concessionnaires de réseaux, mobilisés depuis octobre 2024. Parmi les opérations les plus importantes figure la création d’une station de refoulement des eaux usées à Saint-Jean-de-Védas, dans la partie sud du projet. Un réseau d’assainissement existant traverse en effet l’axe routier : il doit être rétabli sous une nouvelle forme. Le projet prévoit donc la création d’un nouveau réseau équipé de pompes, au droit d’une station de refoulement. L’entreprise chargée de ces travaux est en cours de désignation, pour une réalisation en 2027.

Des consultations d’entreprises déjà engagées

Toutes ces procédures incompressibles expliquent les délais. « Les gens qui circulent sur l’axe existant, et voient des parcelles débroussaillées, peuvent ne pas comprendre qu’il faille ensuite attendre longtemps pour voir arriver les entreprises de travaux publics. Mais ainsi va la vie des grands projets », avance-t-il. Les travaux principaux débuteront à l’été ou en septembre 2027.

Pour être prêts dès que les conditions seront réunies, les procédures de consultation des entreprises ont déjà été engagées, à travers des appels d’offres restreints. Une fois les candidatures agréées, les dossiers de consultation sont rédigés, puis envoyés aux entreprises, courant mai.

Les entreprises remettront leurs offres début septembre. Après analyse des offres, le choix des attributaires interviendra au printemps 2027.

« Le temps nécessaire pour engager les travaux est de plus en plus long »

Vinci déchets
Nettoyage des parcelles et décharges ©Flipart

« Pour celles et ceux qui pilotent ce type de projets depuis de nombreuses années, un constat s’impose : le temps nécessaire pour pouvoir engager concrètement les travaux s’est considérablement allongé, analyse Salvador Nunez. Lorsque le projet a été lancé, le début des travaux pouvait être envisagé à la fin de l’année 2025. Aujourd’hui, le calendrier conduit à une échéance autour de la mi-2027. Entre ces deux dates, rien ne s’est passé, si ce n’est l’application scrupuleuse de l’ensemble des règles et l’attente des autorisations nécessaires. On fait pourtant quelque chose de légal, déclaré d’utilité publique, correspondant aux attentes de la population de l’ouest de l’agglomération de Montpellier ! De plus, l’activité des entreprises de travaux publics est au plus bas en ce début d’année. »

Un projet d’utilité publique pour fluidifier un axe saturé

Le Contournement Ouest de Montpellier répond à une réalité quotidienne pour les usagers, assure Vinci Autoroutes. « Toute personne qui emprunte régulièrement cet axe sait combien il est difficile de traverser ce secteur du nord au sud, tant les temps de parcours varient selon les moments de la journée, raconte Salvador Nunez. Les congestions y sont fréquentes. »

L’un des défis majeurs du chantier, chiffré à 270 millions d’euros (valeur 2021), consistera à réaliser les travaux sous circulation.

Autre défi, celui-ci plus pernicieux : les arguments de certains opposants au projet. « Certaines affirmations, notamment sur les réseaux sociaux, finissent parfois par s’installer comme des soi-disant vérités, sur les prétendus pollution et surtrafic notamment, alors qu’elles sont inexactes. En période d’élection municipale, il est important de rappeler, par exemple, qu’un maire ne peut pas interdire la réalisation d’un projet d’État ! », souligne cet ingénieur expérimenté, déjà artisan de plusieurs projets d’envergure menés avec succès (déplacement de l’A9 à Montpellier, élargissement de l’A9 entre Perpignan et la frontière espagnole, requalification de l’autoroute traversant Toulon…).
Le Contournement Ouest de Montpellier correspond par ailleurs aux attentes exprimées depuis longtemps par les habitants et les usagers de l’ouest montpelliérain. « Nier que le COM permettra d’améliorer la situation reviendrait à nier l’évidence. Enfin, ce projet ne consiste pas à créer un axe nouveau, mais à améliorer un maillon déjà saturé du réseau. Il s’inscrit dans la continuité d’une infrastructure existante, reliant l’A750 à Juvignac et l’A9 à Saint-Jean-de-Védas, et vise à améliorer les conditions de circulation tout en retirant le trafic de transit du centre de Montpellier. »

Dans ce contexte, Vinci Autoroutes poursuit ce projet, prévu pour 2030, « avec sérénité, en étant particulièrement attentif à ne pas commettre la moindre erreur ». Rappelons la dimension innovante en termes de mobilités : dans chaque sens, une voie sera dédiée aux transports en commun. Ce projet est ainsi une armature du futur Serm (Service Express régional métropolitain), dont le but est de lutter contre l’autosolisme et de favoriser l’intermodalité.

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« Le temps nécessaire pour engager les travaux est de plus en plus long »

Vinci déchets
Nettoyage des parcelles et décharges ©Flipart

« Pour celles et ceux qui pilotent ce type de projets depuis de nombreuses années, un constat s’impose : le temps nécessaire pour pouvoir engager concrètement les travaux s’est considérablement allongé, analyse Salvador Nunez. Lorsque le projet a été lancé, le début des travaux pouvait être envisagé à la fin de l’année 2025. Aujourd’hui, le calendrier conduit à une échéance autour de la mi-2027. Entre ces deux dates, rien ne s’est passé, si ce n’est l’application scrupuleuse de l’ensemble des règles et l’attente des autorisations nécessaires. On fait pourtant quelque chose de légal, déclaré d’utilité publique, correspondant aux attentes de la population de l’ouest de l’agglomération de Montpellier ! De plus, l’activité des entreprises de travaux publics est au plus bas en ce début d’année. »

Un projet d’utilité publique pour fluidifier un axe saturé

Le Contournement Ouest de Montpellier répond à une réalité quotidienne pour les usagers, assure Vinci Autoroutes. « Toute personne qui emprunte régulièrement cet axe sait combien il est difficile de traverser ce secteur du nord au sud, tant les temps de parcours varient selon les moments de la journée, raconte Salvador Nunez. Les congestions y sont fréquentes. »

L’un des défis majeurs du chantier, chiffré à 270 millions d’euros (valeur 2021), consistera à réaliser les travaux sous circulation.

Autre défi, celui-ci plus pernicieux : les arguments de certains opposants au projet. « Certaines affirmations, notamment sur les réseaux sociaux, finissent parfois par s’installer comme des soi-disant vérités, sur les prétendus pollution et surtrafic notamment, alors qu’elles sont inexactes. En période d’élection municipale, il est important de rappeler, par exemple, qu’un maire ne peut pas interdire la réalisation d’un projet d’État ! », souligne cet ingénieur expérimenté, déjà artisan de plusieurs projets d’envergure menés avec succès (déplacement de l’A9 à Montpellier, élargissement de l’A9 entre Perpignan et la frontière espagnole, requalification de l’autoroute traversant Toulon…).
Le Contournement Ouest de Montpellier correspond par ailleurs aux attentes exprimées depuis longtemps par les habitants et les usagers de l’ouest montpelliérain. « Nier que le COM permettra d’améliorer la situation reviendrait à nier l’évidence. Enfin, ce projet ne consiste pas à créer un axe nouveau, mais à améliorer un maillon déjà saturé du réseau. Il s’inscrit dans la continuité d’une infrastructure existante, reliant l’A750 à Juvignac et l’A9 à Saint-Jean-de-Védas, et vise à améliorer les conditions de circulation tout en retirant le trafic de transit du centre de Montpellier. »

Dans ce contexte, Vinci Autoroutes poursuit ce projet, prévu pour 2030, « avec sérénité, en étant particulièrement attentif à ne pas commettre la moindre erreur ». Rappelons la dimension innovante en termes de mobilités : dans chaque sens, une voie sera dédiée aux transports en commun. Ce projet est ainsi une armature du futur Serm (Service Express régional métropolitain), dont le but est de lutter contre l’autosolisme et de favoriser l’intermodalité.